Sportifs
1. Contrôle antidopage
Si vous participez à des compétitions au Cameroun, vous pouvez faire l’objet d’un contrôle de l’urine et /ou du sang en tout temps et en tout lieu par l’OCALUDS.
Les contrôles antidopage permettent de préserver l’intégrité du sport et de s’assurer que les sportifs pratiquent leur activité de manière saine, sans tricher et sans risque.
Tout sportif licencié d’une fédération sportive nationale est susceptible d’être soumis à un contrôle antidopage.
Les contrôles antidopage peuvent avoir lieu n’importe où et n’importe quand.
En effet, les sportifs peuvent être contrôlés sur leur lieu de compétition mais également hors compétition, à l’entrainement ou à leur domicile, par exemple.
Les sportifs sont contrôlés par les Agents de Contrôle du Dopage (ACD) accrédités par l’OCALUDS.
Comment?
Le sportif est sélectionné pour un contrôle antidopage soit au hasard, via un tirage au sort, soit selon des critères déterminés à l’avance (classement, etc.).
Les contrôles peuvent aussi cibler des sportifs en particulier.
L’escorte ou l’ACD avertit le sportif de sa sélection pour le contrôle et l’informe sur ses droits et responsabilités. Cela comprend le droit d’être accompagné par un représentant pendant toute la durée de la procédure.
Chaque sportif doit alors signer le volet "notification" du formulaire de contrôle du dopage (FCD), confirmant que le contrôle lui a été notifié.
Dans le cas de contrôle d’un sportif avec un handicap, une tierce personne, désignée par le sportif, peut également assister au contrôle.
Dans le cas de contrôle d’un sportif mineur, celui-ci doit être accompagné par un de son représentant légal ou par une personne désignée à cet effet.
Le sportif doit se présenter au poste de contrôle du dopage immédiatement après la notification. Un délai peut également lui être accordé dans certains cas (conférence de presse, soins médicaux, remise de médailles, etc.) Mais quoi qu’il en soit, le sportif restera toujours accompagné d’une escorte ou d’un ACD.
Avant tout, l’escorte et l’ACD expliquera le déroulement du contrôle et demandera au sportif de présenter une pièce d’identité avec photo. Durant toute la procédure de prélèvement, seules de l'eau et des boissons non alcoolisées peuvent être consommées par le sportif.
Le sportif choisit parmi plusieurs kits de prélèvement scellés. Il doit vérifier que le kit sélectionné est intact et non endommagé.
Le sportif se rendra dans les toilettes, accompagné de l’ACD du même sexe que lui.
Personne d’autre ne pourra y accéder durant le prélèvement de l’échantillon. Bien que le représentant d’un mineur ou d’un sportif handicapé puisse l’accompagner, il ne sera pas autorisé à assister à la production de l’échantillon.
Après s’être lavé les mains, le sportif devra enlever tout vêtement se trouvant entre sa poitrine et ses genoux, et entre ses mains et ses coudes afin de garantir la provenance directe de l’urine et la non altération de l’échantillon fourni.
Si moins de 90ml sont récoltés, l’échantillon sera considéré comme « partiel ». l’échantillon sera scellé, sécurisé et restera sous le contrôle de l’ACD.
En cas de la fourniture d’un échantillon ne répondant pas au volume demandé, le sportif pourra prendre le temps de s’hydrater avant de fournir un deuxième échantillon avec un volume suffisant, tout en restant toujours accompagné de l’escorte.
Une fois l’échantillon fourni, le sportif choisira une boite scellée contenant les flacons A et B dans lesquels il versera son urine.
Après avoir vérifié que tout soit intact et que les numéros de code d’échantillon sur la boite correspondent à ceux des flacons, il répartira lui-même (sauf en cas de handicap ou à la demande du sportif) une partie de son urine dans l’échantillon A et le reste dans l’échantillon B.
Le sportif pourra ensuite refermer les deux flacons. Son représentant ou l’ACD vérifiera que tout est bien scellé.
Une petite quantité sera également conservée dans le flacon de recueil afin de mesurer la gravité spécifique de l’urine fournie.
À l’aide d’un réfractomètre urinaire, l’ACD mesurera la densité de l’échantillon. S’il est trop dilué (mesure inférieure à 1.005), le sportif devra fournir un autre échantillon.
Après avoir renseigné ses coordonnées et informations d’identification, le sportif devra déclarer tout médicament ou complément alimentaire pris dans les 7 jours qui précèdent le contrôle, ainsi que toute Autorisation d’Usage à des fins Thérapeutiques (AUT) en cours obtenue pour une substance.
C’est sur ce document qu’il pourra également émettre des commentaires sur le déroulement du contrôle qu’il vient de subir.
Avant de le signer, le sportif devra s’assurer que toutes les informations sont correctes (numéro d’échantillon, nom, prénom, date de naissance, données de contact, etc.) et que le formulaire destiné au laboratoire ne contient aucune information qui puisse l’identifier.
Une fois la procédure terminée et les documents signés, les échantillons scellés sont disposés dans un sac isotherme et envoyés dans un laboratoire accrédité par l’Agence Mondiale Antidopage.
Le laboratoire analyse l’échantillon A et conserve l’échantillon B. Ce dernier pourra être analysé si les résultats de l’échantillon A sont atypiques ou se révèlent être positifs.
Le laboratoire envoie ensuite les résultats à l’OCALUDS.
En cas de résultat négatif, aucune information n’est envoyée au sportif.
En cas de résultat d'analyse anormal, un courrier doublé d'un e-mail (si le sportif en dispose un) est lui est envoyé (ainsi qu’à sa fédération sportive nationale) l’informant de son résultat et de la suite de la procédure.
2. Droits et devoirs du sportif
Les dispositions du Code mondial antidopage font partie intégrante des règles sportives. Elles protègent le droit des athlètes de participer à des manifestations sportives dans un environnement sans dopage et où règne le fair-play.
Dans le cadre d’un contrôle antidopage, les sportifs ont des droits et des responsabilités.
- recevoir un comportement correct et confidentiel de la part des contrôleurs;
- être informé des conséquences d’un refus de se soumettre au contrôle;
- se faire accompagner au contrôle par une personne de confiance de leur choix;
- faire appel à un interprète en cas de besoin;
- se faire expliquer le déroulement du contrôle;
- disposer d’un choix de matériels de contrôle dans leur emballage original;
- être accompagné par un ACD ou par une escorte du même sexe lors du prélèvement d’urine;
- effectuer lui-même les manipulations du matériel de contrôle ou de déléguer cette tâche à l’ACD;
- inscrire des remarques sur le déroulement du contrôle sur le formulaire de contrôle du dopage;
- être informé du résultat de l’analyse;
- demander – en cas de contrôle positif sur l’échantillon A – une contre-analyse de l’échantillon B dans les délais prévus;
- demander qu’une personne (avocat, spécialiste,…) de son choix soit présente dans le laboratoire au moment de l’analyse de l’échantillon B;
- en cas de résultat positif, être entendu par une instance indépendante et impartiale, de pouvoir lui fournir des explications et d'avoir la possibilité de déposer un recours contre la décision.
- s'informer régulièrement sur la liste des interdictions (au minimum en début d’année);
- prendre toutes les mesures possibles afin de s’assurer que les médicaments qu’il doit prendre ne contiennent pas de substances interdites (Attention à l’automédication);
- prendre toutes les mesures possibles afin de s’assurer une alimentation (y compris suppléments alimentaires) exempte de substances interdites;
- se soumettre aux contrôles antidopage lorsqu’il est notifié;
- confirmer la notification au contrôle en apposant leur signature sur le formulaire de contrôle;
- décliner son identité à l’Agent de contrôle du dopage;
- suivre les instructions de l’Agent de contrôle du dopage pendant le déroulement du contrôle;
- accepter d’être placé sous la surveillance d’une escorte entre le moment de la notification et celui de la production de l’échantillon;
- signer le formulaire une fois le contrôle terminé
Le principe de responsabilité objective signifie que chaque sportif est responsable de ce qui se trouve dans son corps, et donc de ce que l'on peut détecter lors d'un contrôle du dopage. A cet égard donc, peu importe que le sportif ait eu l'intention de se doper ou non, si une substance interdite est retrouvée dans ses analyses, le fait de dopage sera établi et le sportif devra en répondre sur le plan disciplinaire.
Il est donc extrêmement important que les sportifs prennent conscience de la nécessité de s’assurer que chaque médicament, chaque complément alimentaire ou toute autre préparation qu’ils absorbent, ne contienne pas de substance interdite.
3. Localisation du sportif
La localisation permet de déterminer où se trouve le sportif afin de le soumettre à des Contrôles Hors Compétition.
Le groupe cible, aussi appelé « Registered Testing Pool » (RTP), et le « groupe de contrôle », aussi appelé Testing Pool (TP), sont des dispositifs de localisation des sportifs qui concernent l’ensemble des fédérations internationales sportives et des organisations nationales antidopage. Ils sont des instruments de suivi qui contribuent à renforcer la confiance des sportifs et du public dans un sport sans dopage.
Quel sportif doit soumettre ses données de localisation ?
Tout le sportif inclut dans le « groupe cible » et dans le « groupe de contrôle » de l’OCALUDS. Celui-ci recevra un courrier de l’OCALUDS lui notifiant de son inclusion dans le « groupe cible » ou le « groupe de contrôle ». 15 jours après réception du courrier avec accusé de réception, le sportif recevra ses codes d’identification pour accéder à la plateforme ADAMS.
Les données de localisation sont à soumis par trimestre (T) et à mettre à jour par la suite, toujours avant le début de l'activité concernée. Avant chaque début de trimestre, vous devez compléter les trois mois qui suivent.
→ Les trois mois doivent être remplis (aucune case vide).
T1: JANVIER, FÉVRIER, MARS - doit être soumis et complet le 24 décembre.
T2: AVRIL, MAI, JUIN - doit être soumis et complet le 25 mars.
T3: JUILLET, AOÛT, SEPTEMBRE - doit être soumis et complet le 24 juin.
T4: OCTOBRE, NOVEMBRE, DÉCEMBRE - doit être soumis et complet le 24 septembre.
- Adresse du domicile
- Lieux, dates et heures d’entrainement
- Calendrier de compétition
- Activités personnelles habituelles
- Période de 60mn par jour où ils sont libres pour les contrôles antidopage.
4. Violations des règles antidopage
Au titre du Code mondial antidopage, le dopage se définit comme une plusieurs violations des règles antidopage (art.1 du Code mondial antidopage).
Sont considérées à ce titre comme des violations des règles antidopage ce qui suit:
Selon le principe de responsabilité objective, la seule présence d’une substance interdite dans un prélèvement effectué chez un sportif et qui donne lieu à un rapport d’analyse anormal, suffit à constituer la violation d’une règle antidopage, sans qu’il soit nécessaire de prouver l’intention d’amélioration des performances sportives. Il incombe dès lors au sportif de s’assurer qu’aucune substance interdite ne pénètre son organisme.
S’il incombe à chaque sportif de faire en sorte qu’aucune substance interdite ne pénètre dans son organisme et qu’aucune méthode interdite ne soit utilisée, a fortiori il n’est pas nécessaire de démontrer l’intention, la faute, la négligence ou l’usage conscient de la part du sportif pour établir la violation de la règle antidopage. L’usage ou la tentative d’usage de la substance interdite ou de la méthode interdit suffit pour qu’il y ait violation des règles antidopage.
La « carence » au contrôle comprend :
- la soustraction au contrôle ;
- le refus de s’y soumettre ;
- le refus de se conformer aux modalités du contrôle (ex : fournir la totalité du volume d’urine demandé).
Toute combinaison de trois contrôles manqués et/ou manquements à l’obligation de transmission d’informations sur la localisation, tels que définis dans le Standard international pour les contrôles et les enquêtes, pendant une période de douze mois, de la part d’un sportif faisant partie d’un groupe cible de sportifs soumis aux contrôles.
La falsification comprend, sans limitation :
- le fait de volontairement perturber ou tenter de perturber dans son travail un agent de contrôle du dopage ;
- de fournir des renseignements frauduleux à une organisation antidopage ;
- d’intimider ou de tenter d’intimider un témoin potentiel.
La possession par un sportif en compétition de toute substance interdite ou usage de méthode interdite, ou la possession hors compétition par un sportif de toute substance interdite ou méthode interdite hors compétition, à moins que le sportif n’établisse que cette possession est conforme à une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) qui aura été accordée, ou ne fournisse une autre justification acceptable.
Ce principe vaut également pour toute possession de substance interdite ou usage de méthode interdite par le personnel d’encadrement du sportif ou en lien avec le sportif, en compétition, hors compétition ou en entrainement, à moins que la personne en question puisse établir que cette possession est conforme à une AUT accordée à un sportif.
L’assistance, l’incitation, la contribution, la conspiration, la dissimulation ou toute autre forme de complicité intentionnelle impliquant une violation des règles antidopage, une tentative de violation des règles antidopage ou les règles en vigueur en cas de suspension du sportif.
Il est désormais interdit à tout sportif de recourir, dans le cadre de son activité sportive, aux services ou aux conseils d’une personne qui a fait l’objet d’une sanction pour non-respect des dispositions du code du sport en matière de dopage ou du code mondial antidopage, ou d’une sanction prononcée par un ordre professionnel, ou encore d’une sanction pénale.
Lorsque ces faits ne sont pas constitutifs d’une falsification, il est interdit à un sportif ou autre personne de :
- Menacer ou chercher à intimider une autre personne, de bonne foi, dans le but de la décourager de signaler des informations se rapportant à une allégation de violation des règles antidopage ou à une allégation de non-conformité avec le Code de l’AMA.
- Exercer des représailles à l’encontre de tels signalements.
Les représailles, menaces et intimidations incluent tout acte qui n’est pas entrepris de bonne foi ou qui constitue une réponse disproportionnée.
5. Les conséquences du dopage
Les conséquences du dopage sont multiples et de plusieurs natures. Au-delà des aspects disciplinaires, elles affectent également la vie et la carrière professionnelle du sportif.
- Problèmes de santé à long terme
- Dépendances
- Maladies chroniques
- Dépression
- Anxiété
- Perte de sponsor
- Perte d’amis
- Perte de revenus
- Culpabilité
- Stigmatisation
- Isolement
- Embarras
- Honte
- Interdictions d’entrainement
- Perte de résultats
- Perte de médailles
- Perte de titres
- Perte de prix
6. Les principes et les valeurs associées au dopage
- Pour protéger le droit fondamental des sportifs de participer à des activités sportives exemptes de dopage.
- Pour promouvoir la santé, l’équité et l’égalité des sportifs.
- Pour préserver l’intégrité du sport et des compétitions par le respect des règles et des concurrents
L’esprit sportif valorise la pensée, le corps et l’esprit. Il est l’essence de l’Olympisme et se traduit par des valeurs qui se dégagent du sport et de sa pratique, notamment :
- la santé
- l’éthique, le franc jeu et l’honnêteté
- l’excellence dans la performance
- le divertissement et la joie
- le travail d’équipe
- le dévouement et l’engagement
- le respect des règles et des lois
- le respect de soi et des autres participants
- le courage
- l’esprit de groupe et la solidarité
L’esprit sportif s’exprime dans la manière dont nous jouons franc jeu.
- Interdictions d’entrainement
- Perte de résultats
- Perte de médailles
- Perte de titres
- Perte de prix
7. Qu'est-ce que le passeport biologique de l’athlète (PBA) ?
Le Passeport Biologique de l’Athlète (PBA) est un dossier électronique individuel propre à chaque sportif, dans lequel sont compilés les résultats de tous les tests antidopage réalisés dans le cadre de ce programme sur une période donnée. Il est basé sur le suivi au fil du temps de variables biologiques sélectionnées qui révèlent indirectement les effets du dopage, par opposition à la détection traditionnelle du dopage au moyen d’analyses.
Le passeport de chaque sportif contient :
- Les résultats des tests urinaires individuels,
- Les résultats des tests sanguins individuels,
- Un profil hématologique établi sur la base des résultats de l’analyse des paramètres hématologiques d’une série d’échantillons sanguins,
- Un profil stéroïdien comprenant le niveau de stéroïdes dans une série d’échantillons urinaires.
Le PBA comprend actuellement 2 modules :
Le module hématologique:
Celui-ci vise à détecter les méthodes d’amélioration du transport de l’oxygène, y compris le recours aux agents stimulants de l’érythropoïèse* et toutes les formes de transfusion ou de manipulation sanguine.
Le module hématologique évalue les variables liées à la manipulation sanguine par l’intermédiaire de l’analyse de l’échantillon de sang du sportif.
* érythropoïèse : ensemble des processus de production des érythrocytes (globules rouges) dans la moelle osseuse, sous la dépendance de l’érythropoïétine (EPO).
Le module stéroïdien:
Celui-ci vise à détecter les stéroïdes anabolisants androgènes* exogènes** et les autres agents anabolisants, dont les modulateurs sélectifs des récepteurs des androgènes.
Le module stéroïdien évalue les variables liées à la prise de stéroïdes anabolisants par l’intermédiaire de l’analyse de l’échantillon d’urine du sportif.
* classe d'hormones stéroïdiennes liée à une hormone naturelle humaine : la testostérone.
** exogènes : non produits par l’organisme du sportif.
Pour répondre à cette question, nous devons aborder les 2 modules séparément.
- Le module Hématologique: Ne s’applique qu’aux sportifs du groupe cible soumis aux contrôles et seulement pour certaines disciplines (cyclisme, athlétisme,…)
- Le module stéroïdien:
Les variables stéroïdiennes de tous les échantillons d’urine sont automatiquement analysées, ce qui signifie en somme que tout sportif ayant fait l’objet d’une analyse fait partir d’un programme de passeport.
Dès que l’on analyse plus d’un échantillon d’urine appartenant à un sportif, un profil longitudinal stéroïdien est créé dans la plateforme de gestion des données antidopage ADAMS.
Les sportifs inclus dans le programme du passeport biologique de l’athlète (les 2 modules) sont soumis aux contrôles suivants :
- des tests sanguinsmenés en compétition, durant la période précédant les épreuves et hors compétition, afin d’établir un profil hématologique,
- des tests d’urinemenés en compétition, durant la période précédant les épreuves et hors compétition, afin d’établir un profil stéroïdien.
Les échantillons de sang et d’urine peuvent être collectés pendant une compétition, durant les périodes de préparation/d’entraînement ou encore lors de l’inter-saison.
Les sportifs peuvent donc être amenés à fournir des échantillons de sang ou d’urine à tout moment de l’année, peu importe l'endroit où ils se trouvent.
Le profil hématologique consiste en une série de tests concernant certains sportifs du groupe cible soumis aux contrôles, rassemblés en un profil permettant de cerner les limites de chaque individu.
Chaque échantillon est comparé avec les niveaux hématologiques « normaux » du sportif.
Tout écart significatif pourra faire l’objet d’investigations, qui pourront indiquer des manipulations sanguines.
Cette approche repose sur le principe de la détection « indirecte ».
Les experts scientifiques ne seront pas en mesure de « voir » une substance interdite dans un échantillon.
En revanche, ils pourront comparer les paramètres de ce nouvel échantillon avec ceux mesurés dans les échantillons précédents. Les écarts peuvent ainsi révéler de possibles manipulations.
Il est impossible pour un sportif de maintenir un profil cohérent s’il fait l’objet de manipulations sanguines pour améliorer ses performances et/ou échapper aux contrôles antidopage.
Le PBA ne remplace pas les méthodes classiques de contrôles du dopage.
La lutte contre le dopage repose sur plusieurs stratégies comprenant le contrôle direct des sportifs, mais aussi des preuves réunies dans le contexte de violations des règles antidopage sans contrôle positif. En combinant ces stratégies, et en en développant d'autres pour répondre aux menaces émergentes, la lutte contre le dopage gagne en efficacité.
La méthode typique de contrôle du dopage, qui consiste à détecter les substances interdites ou leurs métabolites dans les échantillons du sportif, demeure efficace.
Cependant, cette approche atteint ses limites lorsqu’un sportif fait l’usage de substances de façon intermittente ou à faibles doses. De plus, les nouvelles substances ou les substances interdites qui ont été modifiées (par exemple, les substances dont la structure a été modifiée) peuvent être difficiles à détecter à l’aide des méthodes analytiques classiques.
Au cours des dernières années, les protocoles de dopage sont de plus en plus planifiés scientifiquement et ont su profiter des failles dans les protocoles traditionnels. Le PBA complète le processus de contrôle antidopage classique dans le but d’accroître la rentabilité des programmes antidopage.
8. Qu'est-ce qu'un complément alimentaire?
En général, les compléments alimentaires sont des produits manufacturés comme des pilules, des gélules, des poudres, des gels, des boissons et des barres qui contiennent des nutriments, des herbes, des acides aminés ou d’autres substances qui peuvent affecter le corps. Ils sont généralement disponibles en vente libre et sont destinés à «compléter » le régime alimentaire.
Mais sachez qu’il existe sur le marché des produits légalement disponibles qui peuvent être nocifs pour votre santé, avoir des effets négatifs sur vos performances et rendre un de vos contrôles positif.
La réalité est que la réglementation relative à la fabrication des compléments alimentaires peut être moins stricte que celle relative aux médicaments. Et même quand la fabrication et la vente des compléments alimentaires sont strictement réglementées dans certains pays, souvent ces réglementations ne sont pas appliquées.
Cela signifie que les ingrédients qu’un complément alimentaire contient, leur qualité (leur degré de pureté), la façon dont ils sont indiqués sur l’étiquette et le lieu d’achat du complément peuvent créer des risques.
Les compléments alimentaires sont l’une des principales causes de dopage par inadvertance.
L’utilisation de compléments alimentaires peut être risquée car ils peuvent contenir des substances interdites qui figurent sur la Liste des interdictions et être nocifs pour votre santé.
Conséquences
La décision de recourir à des compléments alimentaires peut avoir des conséquences importantes, surtout si les risques et la manière de les gérer n’ont pas été pris en considération.
En plus de recevoir une violation des règles antidopage et une sanction associée, qui pourrait être une interdiction de sport de 4 ans, il peut y avoir des conséquences sur la santé.
Vos options sont limitées en cas de contrôle positif. Prouver qu’un complément alimentaire est contaminé n’est pas toujours facile et peut impliquer des analyses coûteuses.
Avant d’utiliser un complément alimentaire, rappelez-vous les valeurs associées au sport propre – des valeurs comme la santé, l’honnêteté, la justice et le plaisir.
ATTENTION
- Certains fabricants n’indiquent pas sur l’emballage de leurs lots, l’ensemble des ingrédients présents au sein de leurs compléments alimentaires
- Certains fabricants affirment sur leur étiquetage que leurs compléments alimentaires sont « certifiés » ou « testés » ou encore « certifiés » par des organismes indépendants (voire même par l’AMA). Cela n’atteste pas que ces produits ne contiennent pas de substance interdite. L’AMA ne certifie aucun complément alimentaire
- Les produits « naturels » ou « à base de plantes » peuvent aussi contenir des substances interdites et conduire à un contrôle positif
LES BONS RÉFLEXES
- Je prends conseil auprès d’un professionnel de santé pour mes besoins nutritionnels.
- Je privilégie une alimentation riche et équilibrée et privilégie un rythme sain avec une attention particulière à la qualité de mon sommeil.
- J’évite de passer des commandes sur Internet et auprès de fournisseurs inconnus pour réduire le risque d’acheter des produits contaminés.
9. LA LISTE DES INTERDICTIONS
La liste des interdictions (ou liste ou substances et méthodes interdites) est un standard international obligatoire dans le cadre du Programme mondial antidopage.
Révision et entrée en vigueur
La liste est mise à jour annuellement par l’AMA à la suite d’un vaste processus de consultation. Elle entre en vigueur le 1er janvier de chaque année.
Critères d’inclusion d’une substance :
La liste peut inclure toute substance ou méthode qui remplit au moins 2 des 3 critères suivants :
- A le potentiel d’améliorer ou améliore effectivement la performance sportive ;
- Est un risque avéré ou potentiel pour la santé du sportif ;
- Est contraire à l’esprit sportif.
Substances spécifiées : substances (et méthodes) qui ont plus de probabilité d’avoir été consommées ou utilisées par un sportif dans un but autre que l’amélioration des performances sportives (ex : médicament utilisé pour soigner une pathologie).
Substances non spécifiées : toutes les substances et méthodes qui ont été identifiées comme telles dans la liste.
Niveaux d’interdiction :
- Substances interdites en permanence : Cela signifie que la substance ou la méthode est interdite en tout temps
- Substances interdites en compétition : La période « en compétition » est définie comme commençant à 23h59 la veille d’une compétition à laquelle le sportif doit participer et se terminant à la fin de cette compétition et du processus de prélèvement d’échantillons le cas échéant.
Substances interdites dans certains sports :
Les bétabloquants sont interdits en compétition seulement, dans les sports suivants, et aussi interdits hors compétition lorsqu’il est indiqué (*) :
- Automobile, billard, fléchette, golf.
- Ski pour le saut à ski, le saut freestyle/halpipe et le snowboard halpipe/big air.
- Sports subaquatiques pour l’apnée dynamique avec ou sans palmes, l’apnée en immersion libre, l’apnée en poids constant avec ou sans palmes, l’apnée en poids variable, l’apnée Jump Blue, l’apnée statique, la chasse sous-marine te le tir sur cible.
- Tir * et tir à l’arc* Il convient de retenir que c’est la présence de substance dans l’organisme (au moment du prélèvement) qui est visée par l’interdiction et non le moment de la prise.
*En permanence : En et hors compétition.
Substances d’abus :
- Cocaïne
- Diamorphine (héroïne)
- Méthylenedioxyméthamphétamine (MDMA)
- Tétrahydrocannabiol (THC)
Ces substances ont été identifiées comme des substances d’abus parce qu’elles donnent souvent lieu à des abus dans la société en dehors du contexte sportif.
Vous pouvez Télécharger :
La Liste des interdictions 2025 ici
Résumé et principales modifications-Liste 2025 ici
Programme de surveillance-Liste 2025 ici
10. DROITS ET RESPONSABILITES DU PERSONNEL D’ENCADREMENT DU SPORTIF
- Prendre connaissance de toutes les politiques et règles antidopage adoptées en vertu du Code et qui s’appliquent à lui ou aux sportifs qu’il encadre, et s’y conformer.
- Collaborer dans le cadre du programme de contrôles des sportifs.
- Renforcer les valeurs et le comportement des sportifs en faveur de l’antidopage.
- Informer son organisation nationale antidopage et sa fédération internationale de toute décision le concernant prise par un non-signataire relative à une violation des règles antidopage commise dans les dix (10) années écoulées.
- Collaborer avec les organisations antidopage enquêtant sur des violations des règles antidopage.
- Ne pas utiliser ni ne posséder aucune substance interdite ou méthode interdite sans justification valable.
11. DROITS ET RESPONSABILITES DES AUTRES PERSONNES SOUMISES AU CODE
- Connaître les politiques et règles adoptées en vertu du Code et qui s’appliquent à elles, et s’y conformer.
- Informer leur organisation nationale antidopage et leur fédération internationale de toute décision prise par un non-signataire les concernant relative à une violation des règles antidopage commise dans les dix (10) années écoulées.
- Collaborer avec les organisations antidopage enquêtant sur des violations des règles antidopage.
© Copyright 2025 - OCALUDS.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.